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Les Trésors d’Oddiyana, l'origine du nom

Dernière mise à jour : il y a 2 jours


Une histoire de transmission vivante


Le nom Les Trésors d’Oddiyana ne renvoie pas à quelque chose de lointain ou de simplement symbolique.Il raconte une histoire bien réelle, une filiation vivante, et une manière très concrète d’entrer aujourd’hui en relation avec le son, la vibration et la transmission.


Oddiyana, c'est quoi?


Oddiyana était un ancien royaume situé dans la vallée de Swat, au nord-ouest de l’actuel Pakistan, aux portes de l’Himalaya. Un carrefour de cultures, un lieu de passage, mais surtout un lieu-source.Dans les traditions indienne et tibétaine, Oddiyana est reconnu comme le berceau du Vajrayāna, une voie où la transformation ne passe pas uniquement par l’étude ou la compréhension intellectuelle, mais par l’expérience directe. À Oddiyana, on transmettait par le mantra, par le son, par le souffle, par le rituel et par la relation consciente à l’énergie ainsi que par la forme, l’image et le regard.

Si le royaume a disparu en tant qu’entité politique, son nom est resté comme celui d’un endroit où une sagesse vivante a pris forme.


Padmashabhava / Guru Rinpoché, le bouddha tibétain


Oddiyana est indissociable de la figure de Padmasambhava, aussi appelé Guru Rinpoché dit « Le Bouddha Tibétain ».Selon la tradition, il serait apparu spontanément sur un lotus, à la surface du lac Dhanakosha, au cœur d’Oddiyana. Cette image dit déjà beaucoup : il n’arrive pas pour apprendre, mais pour révéler. Sa sagesse est là d’emblée, entière.

Padmasambhava n’enseignait pas seulement par des mots. Sa transmission était profondément incarnée. Les récits le décrivent traversant des lieux difficiles, affrontant des forces visibles et invisibles, utilisant le mantra, le son, le souffle et le rituel pour transformer ce qui faisait obstacle. Invité au Tibet au VIIIᵉ siècle par le roi Trisong Detsen, Padmasambhava arrive dans un Tibet profondément structuré par la tradition Bön, une voie chamanique ancienne, liée aux forces de la nature et du territoire. Guru Rinpoche fait face à de profondes résistances : temples détruits, pratiques entravées, forces hostiles à l’œuvre. Il ne s’agissait pas seulement de conflits humains, mais d’affrontements spirituels et énergétiques profonds.

Mais Padmasambhava n’arrive pas comme un conquérant, il ne cherche ni à détruire ni à effacer la tradition existante. Sans la contourner, il affronte d’abord ce qui fait obstacle. Les textes évoquent une lutte intense, marquée par des formes dites courroucées et des rituels puissants. Cette confrontation est une épreuve nécessaire.Une fois ces forces maîtrisées, il ne les annihile pas mais choisit de les lier par serment de les pacifier et les transforme en protecteurs du Dharma.

Ce qui résistait devient soutien. Ce qui faisait obstacle devient gardien.


Les Termas, la libération par le son et la libération par la vue


Conscient que tous les enseignements ne pouvaient être reçus en un même temps, Padmasambhava confia au monde les termas : des trésors cachés, destinés à être révélés plus tard, lorsque les conditions seraient réunies. Ces trésors peuvent prendre la forme de textes, de pratiques, de mantras, de gestes ou de compréhensions profondes. Ils ne sont jamais imposés. Ils se révèlent lorsque l’expérience intérieure est prête.


Dans cette filiation, le son aux Trésors d'Oddiyana n’est jamais décoratif. Il agit comme une force de dénouement. Le son touche là où les mots ne passent plus. Il contourne le mental, s’adresse directement au corps et remet de la circulation là où quelque chose s’était figé. Cette compréhension est au cœur de l’esprit d’Oddiyana.

Dans le même esprit, le regard est lui aussi une voie. Dans le bouddhisme tibétain, certaines formes sacrées sont conçues pour agir directement sur l’esprit. Un thangka, lorsqu’il est réalisé selon les règles traditionnelles, n’est pas vu comme une simple image, mais comme une présence vivante. Regarder devient alors une pratique. Sans effort, sans analyse, quelque chose s’apaise et s’ordonne. Les mandalas tibétains participent de cette même science de la perception. Le Dalaï Lama dit même du mandala de Kalachakra (aussi appelé le mandala de la paix ou mandala des éléments) qu’il peut libérer en un seul regard. C’est ce qu’appelle le célèbre artiste Karma Yéshé « la libération par la vue » (cf. notre article les mandalas tibétains, théorie et pratique).


Alors pourquoi ce choix?


Pour Alain, la rencontre avec le mantra de Padmasambhava n’a pas été intellectuelle. Elle a été fulgurante et fondatrice, tout comme sa rencontre avec les thangkas (littéralement, "rouleaux", terme utilisé donc pour parler des peintures sacrées qui se roulent) . De ces rencontres est née toute sa démarche (étayée par des pratiques, savoirs et techniques issus de différentes traditions).


Il ne s’agit pas d’une dévotion formelle, mais d’un puissant guidage intérieur, d’une sage présence qui éclaire le chemin.

Sans entrer dans un mysticisme douteux, Alain ne s’est pas « choisi » cette voie. Il s’est senti appelé, guidé à faire ce qu’il fait et à transmettre comme il transmet.


Une posture de tertön… dans le champ du son

Dans la tradition tibétaine, le tertön (découvreur de termas) ne crée pas à partir de rien, il révèle ce qui est déjà là, mais encore voilé. C’est dans cet esprit que s’inscrit le travail d’Alain.

À travers plus de trente années de pratique, d’expérience et d’écoute, il a mis au jour des trésors de la sonothérapie. Son approche révèle des usages du son à la fois simples et puissants, des pratiques vibratoires accessibles et profondément apaisantes, ainsi qu’une transmission incarnée, ancrée dans le vécu.


Sans se revendiquer d’un titre, sa posture s’apparente à celle d’un tertön du son : quelqu’un qui révèle, par la pratique, des enseignements adaptés à notre époque.


Le nom Les Trésors d’Oddiyana raconte cela.Une sagesse ancienne rendue vivante.Des trésors qui ne sont ni secrets ni élitistes, mais qui demandent simplement une présence sincère.


Ici, les trésors ne sont pas figés dans le passé. Ils continuent de se révéler, séance après séance, rencontre après rencontre.C’est un lien vivant entre une tradition millénaire et le monde d’aujourd’hui.

 

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